D’abord, écouter
Depuis l’enfance, j’ai toujours trouvé plus intéressant d’observer et d’écouter que de parler. C’est probablement là que tout a commencé. Très tôt, la solidarité m’a accompagnée. J’ai toujours été frappée par ce dont les êtres humains sont capables quand ils décident de s’entraider, et la pandémie n’a fait que me le confirmer. Pour moi, l’entraide n’est pas une valeur parmi d’autres. C’est la principale.
J’ai exercé plus de vingt-cinq ans comme psychologue, d’abord en France. Ce que j’y ai appris, c’est que ce sont nos valeurs qui nous permettent de traverser les obstacles, et les miennes m’ont portée plus d’une fois. C’est pour cela que ma pratique s’est tournée vers les approches qui placent les valeurs personnelles au centre du changement.
Pourquoi le Québec
Il y a huit ans, j’ai choisi de venir m’installer ici, au Québec. Pour le respect et la place accordés à la santé mentale, qui n’ont pas d’équivalent partout. Pour la recherche en thérapie cognitivo-comportementale et en thérapies brèves. Et, très simplement, pour les gens. Je n’ai jamais rencontré autant de convivialité.

Ce que veut dire le « Etc. »
Le nom ne vient pas de moi. Je l’ai hérité en reprenant la clinique de Laval. Il avait été choisi par la psychiatre qui l’avait ouverte, et qui travaillait main dans la main avec d’autres professionnels de la santé. Le « Etc. » disait déjà, à sa façon, que la santé mentale ne tient jamais dans un seul métier.
Je m’y suis reconnue tout de suite, et je l’ai rempli à ma manière. Aujourd’hui, le « Etc. », ce sont 17 métiers différents réunis dans les mêmes murs, chacun avec ses outils et son regard. Personne ne détient toutes les réponses, et c’est précisément pour ça qu’on travaille ensemble.
C’est aussi tout ce que nos thérapeutes ont apporté d’ailleurs. Chez nous, des thérapeutes reçoivent en français, anglais, espagnol, arabe et grec. Ce n’est pas un argument de vente. Quand on a soi-même changé de pays, on sait ce que ça vaut de pouvoir dire les choses difficiles dans sa langue.
Pourquoi bâtir une clinique
Immigrer est un défi immense. À mon arrivée, on m’a tendu la main, et j’ai eu envie de redonner ce que l’on m’avait donné.
J’aurais pu rester travailleuse autonome. J’ai choisi de bâtir un lieu sécuritaire pour exercer, une communauté réunie autour de valeurs communes, avec l’humain au centre de la pratique. Voir grandir une équipe et voir grandir des clients, dans un environnement chaleureux, c’est ce qui m’anime tous les matins.
Ce en quoi je crois
Un lieu où les praticiens peuvent se déposer. Accompagner la souffrance des autres est exigeant. À Psy Etc., les thérapeutes ne sont pas seuls. Ils peuvent échanger, s’appuyer sur leurs collègues quand une situation est difficile. Un professionnel soutenu accompagne mieux.
La rigueur et la chaleur, ensemble. Des approches documentées, portées par des gens qui prennent le temps de vous écouter.
Vous mettre en lien avec la bonne personne. Je ne peux pas recevoir tout le monde, mais je peux m’assurer que vous rencontriez quelqu’un qui vous convienne vraiment.
Nos deux maisons
À Laval, une bâtisse de 13 bureaux qui nous appartient, un lieu pensé pour qu’on s’y sente bien, autant du côté du fauteuil du client que de celui du thérapeute. À Montréal, 5 bureaux au centre de la ville.

Aujourd’hui
Ce qui a commencé par un pari, redonner ce qui m’avait été généreusement donné dans un pays qui n’était pas le mien, est devenu deux lieux, à Laval et à Montréal, et une équipe de 45 thérapeutes.
Je ne mesure pas ce chemin en chiffres. Je le mesure aux gens rencontrés, ceux qui poussent notre porte en se disant qu’ils n’y arriveront pas, et ceux qui choisissent de venir exercer chez nous.
Je rencontre chacun des thérapeutes qui souhaitent nous rejoindre, et je ne dis pas oui à tout le monde. C’est probablement la partie de mon travail que je prends le plus au sérieux. Parce que la personne que vous rencontrerez, c’est moi qui l’ai choisie.
Ce dont je suis fière
Huit ans plus tard, je suis encore surprise, et honnêtement émue, que des professionnels souhaitent venir travailler avec moi.
Je suis fière d’avoir bâti un refuge pour les praticiens autant que pour les personnes qui poussent notre porte. Et je suis fière de savoir que le temps que j’y consacre sert les deux à la fois.
Vingt-cinq ans plus tard, je n’ai toujours rien trouvé de plus nourrissant que de voir quelqu’un retrouver confiance en lui.
Jacqueline Hilaire, psychologue et directrice de la clinique Psy Etc.
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